VAINCRE LE PECHE

Une transgression peut avoir de lourdes et éternelles conséquences. Le péché demande réparation. Il faudra rendre des comptes, assumer, prendre nos responsabilités devant Dieu et les hommes. Une faute que nous cachons, refusons de confesser, nous prive de la communion avec Dieu sans laquelle nous sommes battus d’avance. Il vaut mieux rendre des comptes à Dieu maintenant, plutôt que dans l’éternité où il ne sera plus possible d’accéder au pardon.

Comme le fils prodigue, entrons en nous-mêmes, réfléchissons, réalisons la gravité de notre situation et prenons la décision de revenir vers notre Père pour nous réconcilier avec lui. Ainsi nous pourrons marcher dans la victoire, la sainteté et la pureté.

 Il n’y a rien de caché qui ne puisse être découvert, pas de secret qui ne puisse être tenu. Tôt ou tard nous serons amenés dans la lumière, et la vérité nous concernant sera exposée au grand jour. Quand Dieu éclaire notre conscience, venons spontanément à ses pieds. Reconnaissons honnêtement, avouons, confessons notre péché et recevons de sa part le pardon et la réconciliation.

Luc 12 v 38 : « Restez en tenue de service, votre ceinture autour des reins, et vos lampes allumées ».  

Pour pratiquer certains péchés nous retirons la ceinture et le vêtement. Puisse le Seigneur nous trouver revêtus du vêtement du salut, surtout pas nus. Lorsque nous péchons, non seulement nous mettons notre corps à nu mais nous nous dépouillons du Seigneur et nous retrouvons donc spirituellement nu. Mais s’il revient à ce moment précis ? Nous avons besoin de réaliser l’importance des temps actuels sachant que nous ne sommes pas maîtres des événements. Alors continuons le combat pour la pureté, la sainteté et la vie éternelle.

Concentrons-nous sur la bonté de Dieu et non sur les œuvres de l’ennemi. Lui, veut nous faire croire qu’il peut nous détruire alors que Dieu veut nous montrer qu’il est tout puissant pour nous délivrer.

N’ayons pas peur des menaces de l’ennemi et ne nous laissons pas abattre. Tout ce qui nous concerne est entre les mains du Seigneur. Nos combats lui appartiennent. Nous triompherons en le laissant agir pour nous, en nous et avec nous.

Il nous faut toujours éprouver le besoin du secours de Dieu, même si nous nous sentons forts.

Le pouvoir de l’ennemi est limité tandis que notre Dieu est tout puissant. Ne donnons pas accès au diable. Fermons-lui nos portes mais ouvrons toujours à la grâce de Dieu.

Dieu est si bon. Il nous relève de la boue et nous fait asseoir avec les grands. 

Il peut arriver que nous nous découragions et baissions les bras. Hélas si nous nous arrêtons en si bon chemin, nous risquons de ne jamais voir la victoire.

Quand la bible annonce que ce sont les violents qui s’emparent du Royaume des cieux, elle veut dire que les vainqueurs sont ceux qui se battent jusqu’au bout et sans relâche. Oui, ce sont ceux qui persévèrent qui gagneront.

Le but de l’ennemi c’est de nous terrasser et nous convaincre de rester allongé. Relevons-nous, le Seigneur n’en a pas fini avec nous et n’a pas dit son dernier mot sur notre vie. Il a une autre victoire pour nous jusqu’au triomphe final. Plaçons en lui notre confiance. Nous ne le regretterons jamais.

Nous recevrons encore des coups, tomberons sûrement en chemin mais, au nom puissant de Jésus, nous nous relèverons et, avec son aide, et en comptant sur sa grâce, nous continuerons à marcher sur le chemin de la vie.

Chute de la muraille de Jéricho : Josué 6 v 6 à 20. La méthode pour prendre la ville est très surprenante.

Pour vaincre, il faut :

1 – accepter les méthodes de Dieu même si on ne comprend pas ce qu’il nous demande.

2 – obéir aux injonctions divines.

3 – persévérer. La muraille n’est pas tombée le premier jour, mais le septième, après avoir fait le tour de la ville non pas une fois mais sept.

4 – savoir pousser le cri de guerre : je m’écrie LOUE SOIT L’ETERNEL et je suis délivré de mes ennemis. La louange est une marque de confiance en Dieu.

Sachons faire le tour de la muraille, du problème, en élevant notre voix vers Dieu. Tôt ou tard nous  les verrons s’écrouler.

Dieu nous invite à faire tomber cette forteresse et à vaincre en son nom alors soyons courageux, revêtons les armes spirituelles car ce n’est pas avec des armes humaines et charnelles que nous y arriverons. Nous combattons contre un ennemi invisible qui veut nous détruire. Dieu est plus fort que lui et il l’a déjà terrassé à la croix.

Je vous invite à ne pas vous décourager mais à poursuivre le combat. N’abandonnez pas, relevez-vous encore et continuez. Dieu vous tient par la main.

Vous êtes déjà des héros.

A L’ECOLE DE DIEU

En tant que disciples du Seigneur, nous sommes tous en formation permanente. « Disciple », ça veut dire « écolier ». Nous sommes des écoliers, même pas des collégiens, ni des lycéens et encore moins des étudiants ! Voilà de quoi nous maintenir petits à nos propres yeux. Les écoliers sont ceux qui ont TOUT à apprendre. Dans la vie spirituelle, nous avons effectivement tout à apprendre. Même si nous déclarons connaitre Dieu, nous avons encore tant de choses à découvrir sur lui et toute notre vie pourrait être consacrée à chercher à savoir qui il est vraiment et à connaitre encore davantage son amour, sa grandeur, sa magnificence, sa beauté… pour vivre effectivement dans sa présence et amener au monde la révélation de son amour qui change tout dans notre vie.

Disciple, ça va avec discipline, n’est-ce pas ? Il faut une bonne dose de discipline pour chercher Dieu jour après jour et pour apprendre encore et encore, non pas pour avoir une grosse tête bien remplie mais pour avoir une vie transformée et conforme aux enseignements de la Parole de Dieu.

Apprendre pour mettre en pratique, pour vivre concrètement ce qu’on sait et pour être témoin vivant de l’amour de Dieu et de son œuvre dans notre vie encore aujourd’hui. En effet, le monde qui nous entoure n’a pas besoin de discours mais de choses concrètes qu’il pourra lui-même éprouver, expérimenter et vivre jour après jour.

Nous sommes à l’école de Dieu tous les jours de notre vie. Nous avons besoin d’apprendre, de connaître et de mettre en pratique.

Dieu ne possède pas d’école ou de prestigieuses universités. Par contre il a un lieu d’apprentissage pour nous : À SES PIEDS, DANS SA PRÉSENCE, DANS UN DÉSERT, DANS LE LIEU SECRET. Il a aussi un livre à nous faire connaitre : LA BIBLE.

C’est là, à son école et dans sa présence, où il nous demande de mettre notre vrai visage à nu devant lui et c’est là aussi où il nous fait connaître tous ses mystères et qui il est vraiment.

Dans le monde nous sommes déformés. Nous avons besoin de réformes. Dieu nous forme et nous transforme.

Venons, revenons dans le lieu secret car c’est là que notre vie prendra une nouvelle dimension et où nous grandirons vraiment.

Nous pouvons dire « non » au péché, au repli sur soi et à tant de choses. En tout cas, pour sortir de nos prisons, il faut forcément entrer à l’école de Dieu et lui seul nous délivrera et nous satisfera tellement que nous regarderons alors notre ancienne vie et notre péché comme de la boue que nous aurons plaisir à laisser derrière nous définitivement et avec joie.

Restons encore aujourd’hui à l’école de Dieu pour apprendre de Dieu et avec Dieu. Comment ?

En OBSERVANT. Si nous avons des yeux en bon état, ouverts et éclairés alors nous verrons les choses telles qu’elles sont vraiment au-delà des apparences trompeuses car Dieu nous donnera du discernement. Nos yeux sont la lampe de notre corps mais c’est à condition que nous acceptions de marcher dans la lumière. Regardons toutes choses avec les lunettes d’en haut ainsi notre vision ne sera pas faussée. Nous pouvons aussi contempler les merveilles de Dieu dans la nature par exemple ou au travers de son œuvre à la croix et aujourd’hui encore dans la vie de ceux qui prient et qui sont exaucés. Amis exerçons-nous donc à apprendre avec nos yeux, nous découvrirons alors des choses merveilleuses.

En ÉCOUTANT. Hélas, si nos oreilles sont bouchées nous n’entendons pas grand-chose ou nous maîtrisons l’entendement en sélectionnant ce qui nous semble bon et rejetons ce qui nous irrite. Or Dieu veut que nous entendions parfaitement, surtout avec les oreilles de notre cœur ce qui nous permettra encore une fois d’user de discernement et de comprendre les sous-entendus.

Avec les yeux et les oreilles du cœur, dans le lieu intime et loin des bruits et de l’agitation qui nous entourent, TOUCHONS L’INVISIBLE ET L’INACCESSIBLE.

Dieu veut nous faire entrer dans une dimension spirituelle et éternelle. Il veut nous faire comprendre que tout ce que nous vivons aura une incidence dans l’éternité. Il ne veut pas que les ténèbres, le mensonge et la mort nous trompent. Alors gardons les yeux fixés sur Jésus, écoutons ce qu’il veut nous dire, soyons attentifs aux avertissements, ne retenons pas que les promesses et obéissons à sa Parole en nous laissant conduire par son Esprit.

En fait, à l’école de Dieu nous apprendrons que le Seigneur est souverain et que, lorsque nous traverserons des moments difficiles et douloureux de notre vie, nous pourrons expérimenter la paix et resterons tranquilles car nous aurons l’assurance que notre Dieu est toujours aux commandes et que tout ce qui arrive contribuera à notre bien le meilleur.

VIVRE A L’ECOLE DE DIEU

Depuis le jour de notre naissance jusqu’à notre entrée à l’école, puis de là, jusqu’à notre sortie de la scolarité il se passe environ 20 ans. A cela s’ajoute les années qui conduisent jusqu’à une fin de licence ou de master ou jusqu’au doctorat et là, on ajoute encore des années. Ensuite, en entrant dans la vie active, en entreprise, nous devons nous soumettre à diverses formations liées au fonctionnement interne de l’entreprise, etc., etc. Cela nous amène loin, n’est-ce pas ? D’autant que, avec les divers progrès technologiques et évolutions, la formation devra être continue. Cela nous amène donc à l’aube de la retraite !

La vie est en perpétuel mouvement et est donc une école constante dans laquelle nous apprendrons et grandirons sans cesse.

Il en est autant dans la vie chrétienne. C’est quand on croit tout savoir qu’on se rend compte qu’on a encore beaucoup à apprendre, qu’on ne sait rien et qu’on est peu de choses sur cette terre.

Voilà pourquoi nous devons rester réalistes et humbles. Voilà pourquoi aussi nous devons avoir soif d’apprendre et de connaître. Mais attention, si les connaissances ici-bas sont intellectuelles, celles de Dieu concernent notre cœur et notre relation pratique avec lui.

Savez-vous que certains enfants chrétiens en savent plus que certains érudits païens ? Pourquoi ? Parce que les premiers ont laissé leurs connaissances changer leur vie tandis que les autres sont imbus d’eux-mêmes et arrogants vis à vis de ceux qui n’ont pas beaucoup d’instruction.

Apprenons à connaître Dieu par la relation intime que nous avons avec lui. La révélation intérieure et la connaissance de Dieu ne nous donnera pas une grosse tête mais changera notre vie et nous rendra meilleur.

J’ai faim et soif de connaître Dieu comme un Père aimant qui transforme ma vie. Cette connaissance satisfera tellement mon cœur que je me détournerai facilement des faux plaisirs du monde comme l’immoralité par exemple…

Que Dieu nous conduise à cette connaissance-là avant tout le reste, sachant que la formation durera toute la vie.

Ceci dit, la formation s’est un investissement.

Pour se former IL FAUT PRENDRE DU TEMPS. Il faut savoir s’arrêter dans notre course folle et s’asseoir au pied de celui qui nous forme, c’est-à-dire, aux pieds de celui qui est plus grand que nous et qui est notre maitre : Jésus-Christ. Certains serviteurs de Dieu prennent le temps d’aller à l’école Biblique. Moi, je n’avais pas les moyens mais j’ai fait des cours par correspondance. Ceci dit, nous pouvons et devons prendre du temps, tous les jours aux pieds du Seigneur, pas seulement pour louer, chanter, lire la Bible et prier mais aussi pour ECOUTER et pour apprendre de Dieu, pour recevoir de sa part des révélations nouvelles nous concernant, concernant notre vie, notre ministère, notre éternité et concernant aussi la personne de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus. La formation c’est donc un CHOIX personnel que nous faisons à un moment donné de notre journée. « Seigneur, enseigne-moi tes voies, tes sentiers… » Ceci dit : ne nous lassons donc jamais de lire et d’étudier notre Bible, de chercher, de fouiller, de nous nourrir ainsi de son précieux enseignement qui est une nourriture qui solidifiera notre foi et notre espérance.

Un investissement ! Oui, la formation, CELA COUTE QUELQUE CHOSE.

En France, la scolarité est « gratuite » mais… elle coûte quand même quelque chose : achat des fournitures scolaires, des tenues exigées ou autres… Après, si on va à l’université alors on paie quelque chose et cela peut coûter cher, en effet. Tout a un prix, même si quelqu’un d’autre paie à notre place. Exemple : notre salut, gratuit pour nous mais payé très cher par Jésus. Notre formation nous coutera forcément quelque chose même si ce n’est pas monétaire. Payer de notre temps, de notre énergie, de notre travail, de notre persévérance, de notre endurance… Mettre peut-être de côté quelque chose qui nous ferait plaisir pour nous attacher exclusivement et fidèlement à notre leçon.

Amis, c’est le moment de s’inscrire à cette école, il reste encore des places disponibles. Le maître, Jésus, saura nous enseigner et, par cet enseignement, nous transformer. Laissons-le faire cette belle œuvre en nous.

SAVOIR ME MONTRER TEL QUE JE SUIS VRAIMENT.

Dernièrement, pour une formation professionnelle, je suis parti deux jours à 250 km de chez moi. Le premier jour, on nous a lâchés à 16h00 et je suis allé tout de suite m’enfermer dans ma chambre d’hôtel jusqu’au lendemain 08h00. Je me suis retrouvé seul, coupé du monde, loin des agitations et du bruit extérieur, sans rien avoir de particulier à faire sinon que d’être là, moi-même, en toute vérité devant mon Dieu.

La solitude est parfois un moment difficile à vivre car on se trouve également dans le silence, comme dans un désert. C’est là que nous sommes vraiment nous-mêmes, sans masques, sans déguisement, exposés devant Dieu en vérité tels que nous sommes réellement. Nous sommes confrontés à nous-mêmes, à nos faiblesses, à nos tempêtes intérieures ou à diverses tentations.

Pas moyen de fuir le regard de Dieu car, lorsque nous fermons la porte de notre chambre, autrement dit, la porte de notre lieu intime, Dieu est là, dans le secret et il nous voit.

C’est donc le moment de vérité et de la rencontre dans la lumière de Dieu pour nous laisser sonder par lui, visiter, purifier, transformer…

Aimons-nous le lieu secret, le lieu de la rencontre ? Il y a peut-être ici un buisson ardent et une voix qui nous appellera ?

Ne fuyons plus le lieu secret car c’est celui de la rencontre qui bouleverse, qui guérit, qui délivre, qui transforme notre vie. N’ayons plus peur de nous retrouver seul devant Dieu même si nous n’avons rien à dire. Aussi longtemps que nous sommes sur terre, il n’est pas notre juge mais notre ami. Il est notre Père. Il nous aime. Il nous veut du bien.

Tel que je suis sans rien à moi, Agneau de Dieu, je viens à toi.

Dans le lieu secret, dans le creux du rocher, seul devant Dieu et à son école nous sommes éduqués et transformés.

Montrer notre vrai visage au Seigneur, nous mettre à nu avec confiance devant lui, nous dépouiller des masques et voiles c’est accepter des corrections, des avertissements, des reproches parfois mais aussi les chemins de guérison que Dieu propose, ses méthodes pour changer, ses solutions à lui et non plus les nôtres.

A l’école de Dieu nous allons apprendre l’obéissance en passant certainement par des chemins de souffrances ; à nous humilier devant Dieu et être brisé en reconnaissant que nous sommes pécheurs ; à nous dépouiller de nos prétentions, arguments et propre volonté ; à ne dépendre que de Dieu pour tout car sans lui nous sommes perdus et je ne pouvons rien faire.

Que de leçons à l’école de Dieu !

Amis, venez découvrir à l’école de Dieu la valeur de votre salut grâce au sacrifice de Jésus à la croix. Personne ne sortira du péché tout seul et avec ses propres forces. C’est en nous abandonnant entre les mains du Seigneur que nous recevrons la grâce du pardon et de la délivrance.

Oui, à l’école de Dieu, mis complètement à nu devant lui, dans sa lumière et en toute vérité, nous découvrons combien nous sommes petits, faibles, fragiles, vulnérables et chétifs. Nous ne pouvons plus faire autrement que de dépendre de notre Dieu tout puissant qui est en même temps et surtout notre Père.

L’école de Dieu c’est l’école de la découverte de ce que nous sommes en réalité. Le but est de nous maintenir en toute humilité.

Mais cette école nous fait aussi et surtout découvrir qui est Dieu, son cœur  de Père, son amour, sa miséricorde, sa compassion, sa grâce… lisons encore et sans nous lasser Luc 15 par exemple.

Mais encore, à cette école un voile est levé sur la vie éternelle qui nous attend et le Royaume de Dieu dans lequel nous serons constamment en présence de notre cher sauveur.

A l’école de Dieu il n’y a pas de place pour la théorie. Nous n’avons pas besoin de connaissances intellectuelles, scientifiques ou religieuses. Nous ne sommes pas là pour avoir une grosse tête mais un grand cœur. Ce que nous connaissons, nous le vivons pratiquement et cela nous élève et nous fait grandir, croître et porter du fruit.

Autrefois, quand je n’étais pas à l’école de Dieu, j’étais replié sur moi, centré sur moi et orgueilleux mais aussi vide. C’est pour cela que j’ai cherché le bonheur dans l’immoralité. Résultat : je me suis détruit et j’étais en route vers l’enfer.

Maintenant, je trouve mon plaisir, comme l’indique le psaume 119, dans la loi de L’Eternel, oui, dans sa parole, dans sa présence, dans son intimité, dans sa lumière et ma vie change de jour en jour. Quelle grâce de pouvoir vivre au quotidien dans cette école, même si parfois elle est difficile. Cependant le formateur est patient et nous aide tout le temps.

MONTRER MON VRAI VISAGE

Un soir, alors que je rentrais du travail, assis dans le tramway, j’entendis derrière moi deux jeunes enfants qui parlaient fort. Ils semblaient regarder une vidéo sur un téléphone portable. Soudain, l’un d’eux s’écria : « mais pourquoi ne montre t’il jamais son vrai visage » ?

Mon cœur a bondi au dedans de moi et j’ai réfléchi à ces paroles pendant le reste de mon chemin et même pendant la nuit et les jours suivants.

J’ai constaté que, en fait, le péché nous pousse à nous cacher à cause de la peur et de la honte, comme l’ont fait Adam et Eve dans le jardin d’Eden. Nous, les humains, sommes des champions dans l’art de la dissimulation, du déguisement et des cachotteries. Nous aimons les mensonges et les ténèbres. Nous nous enfonçons dans l’hypocrisie. Nous sommes des comédiens. Nous montrons aux autres un visage qui n’est ni le vrai, ni le nôtre. Nous nous réfugions derrière des masques et des voiles. Nous nous contentons d’apparences et nous trompons tout le monde autour de nous.

Cependant, depuis ce soir-là, cette parole résonne dans mon cœur : MONTRE-MOI TON VRAI VISAGE. Je devine alors que c’est le désir de Dieu envers moi, comme envers tout son peuple.

Mon vrai visage, je le découvre chaque matin dans ma salle de bain, devant mon miroir. Je ne peux pas le modifier. C’est impossible. Par contre, je peux hélas le « maquiller » pour le faire paraître plus joli ou plus jeune aux regards des autres. Je le déguise et mon mensonge commence.

Dieu connaît mon vrai visage et il l’aime car c’est lui qui l’a créé.

Au-delà de mon visage naturel et corporel, Dieu veut découvrir mon visage intérieur, mon vrai « MOI », celui que je cache constamment à cause de la peur et de la honte. C’est dommage parce que Dieu m’aime tel que je suis et veut me voir « tout nu », c’est à dire en vérité, sans voile, sans masque, sans déguisement, jusque dans mes racines profondes.

Question : sommes-nous prêts à faire tomber nos faux semblants aujourd’hui devant Dieu ?

Que Dieu nous aide en ce jour à être vrai, authentique et transparent devant lui.

Je découvre avec tristesse que des événements récents en France ont démontré quel est le vrai visage de ce pays : un peuple lassé, fatigué, en colère, plein de revendications, un peuple qui a peur pour l’avenir, un peuple désespéré…

C’est souvent dans les moments de crises que l’on montre notre vrai visage. En tout cas, en ce qui me concerne, il a fallu des crises dans ma vie pour que j’explose et vide mon cœur. Là, je disais des choses qui démontraient que dans mon cœur j’avais gardé des colères, des rancunes et bien d’autres choses très négatives, hélas.

J’ai vécu pendant des années dans le déni. Je me suis menti à moi-même et par conséquent je montrais un faux visage au monde autour de moi et à notre Seigneur.

Quand je vivais dans l’esclavage du péché, je me cachais sous la couverture des excuses. Je me comportais comme une victime. Je disais que tout ce que je faisais c’était À CAUSE DE ! Oui, à cause de mes souffrances d’enfant, à cause de telles personnes, à cause de telles circonstances. Et je disais même que je pratiquais ces choses pour réparer mes blessures !!!!!

Aveugle que j’étais, je m’enfonçais donc dans le mensonge, les ténèbres et la mort. Je ne prenais pas mes responsabilités, je n’assumais pas mes actes et donc mon visage était voilé.

Cacher son vrai visage c’est donc bien le fait de refuser d’entrer dans la lumière et refuser la vérité. Or nous savons que seule la vérité possède un pouvoir libérateur. Si le fils, qui est LA vérité, vous affranchit, vous serez réellement libre.

Au début notre vrai visage n’est pas vraiment beau. Voilà pourquoi nous voulons le cacher, le déguiser, le maquiller. Or, plus nous agissons ainsi et plus nous devenons laids.

Seul le Seigneur peut nous rendre beau, nous donner une certaine noblesse, un rayonnement, une gloire. Par sa présence en nous, nous serons comme transparents, nos yeux seront perçants, lumineux. Oui un rayonnement de gloire sortira de nous et nous deviendrons alors de vrais disciples, des témoins qui marcheront dans la lumière, qui mèneront une vie sainte et pure à la gloire de Dieu.

Voilà le programme de toute notre vie, désormais. Oui, chaque matin, venons, entrons dans toujours plus de lumière et le monde autour de nous voudra connaitre notre secret. Nous serons alors témoins de sa gloire.

ENTRER DANS UNE NOUVELLE NATURE

Avant de connaitre le Seigneur, nous sommes des êtres qui vivent pour eux-mêmes, repliés sur eux-mêmes, égoïstes, égocentriques et qui cherchent des plaisirs pour remplir le vide de leur cœur. L’expérience prouve que ce mode de vie nous rend insatisfait et malheureux.

Ouf, il existe une alternative, une autre vie, complètement transformée de façon radicale. Ce n’est pas par un effort de la volonté que nous pouvons changer notre cœur et réagir de façon différente quand nous rencontrons des difficultés sur notre chemin.

En fait, nous avons besoin de rencontrer quelqu’un d’exceptionnel pour faire cette œuvre en nous. Cette personne c’est bien-sûr Jésus-Christ, mort à la croix du calvaire pour chacun de nous, et ressuscité. Il est vivant pour toujours, puissant et présent avec nous tous les jours jusqu’à la fin du monde.

Jésus, c’est vraiment celui qui nous aidera dans tous les domaines. Il est avant tout notre Seigneur, donc notre maitre, mais il est notre Sauveur, notre Berger, notre guide, celui qui sera toujours là pour nous écouter, nous conseiller, nous aider, nous soutenir, nous comprendre et nous conduire là où il veut que nous soyons en toute sécurité et liberté. 

Ainsi, Dieu a un plan merveilleux pour chacun de nous. Il a fait des projets d’amour pour tous les êtres humains. Il nous suffit de croire cela, de l’accepter par la foi et de prendre la décision de laisser nos propres projets pour entrer dans ceux du Seigneur qui sont meilleurs que les nôtres.

Ainsi, nous allons être attentifs, non plus à ce que nous ressentons en tant que personnes mais aux convictions que le Seigneur imprimera dans notre cœur.

La Bible nous invite à mourir à nous-mêmes. Quel programme ! Il peut nous faire peur et c’est normal, pourtant il est nécessaire de laisser la chair, la vieille nature clouée au bois de la croix. C’est le seul moyen pour laisser la nouvelle nature et la vie nouvelle se déployer pour produire le fruit que Dieu espère récolter de chacun de ses enfants.

Si nous semons pour ce qui périt, comme pour la chair par exemple, nous récolterons forcément la mort. Mais si nous semons pour la vie et pour ce qui a de la valeur aux yeux de Dieu alors nous porterons un fruit glorieux et magnifique pour lui.

Si nous sommes morts avec Christ, nous vivons alors pour lui. Et si nous vivons désormais, ce n’est plus nous qui vivons mais Christ lui-même qui vit en nous. Nous sommes ressuscités et notre vie est pleine de bons fruits. Elle est agréable à Dieu. Elle est un témoignage pour lui et même une louange pour sa gloire.

C’est à cette vie que j’aspire. Et vous ?

La Bible nous parle de la nouvelle nature qui est la nôtre maintenant que nous avons donné notre cœur au Seigneur. Quand nous sommes pleinement dans cette nature, nous restons dans l’esprit de la repentance. La repentance peut être définie par le fait de changer de mentalité ou d’état d’esprit et aussi, ne plus voir les choses ou circonstances comme les gens avec nos yeux humains mais avec les yeux de Dieu. C’est une réflexion intérieure qui nous pousse à reconnaître non seulement notre péché mais aussi notre état de pécheur. Nous avons péché parce que nous sommes des pécheurs. A ce titre nous avons besoin de réconciliation avec Dieu, car, si nous péchons contre d’autres personnes ou contre nous, c’est avant tout contre Dieu que nous péchons.

Nous reconnaissons donc qu’en tout premier lieu, nous avons besoin d’une nouvelle nature.

Trop souvent, nous venons à Dieu pour être délivré. Oui, bien sûr, mais notre premier besoin est réellement de recevoir une nouvelle nature car c’est celle-ci qui nous permettra de vivre véritablement une vie qui glorifie Dieu.

La délivrance du péché seulement n’est donc pas suffisante. Il nous faut être délivré de nous-même et pour cela il n’y a qu’un moyen : MOURIR À NOUS-MÊME.

Que Dieu nous donne la grâce d’accepter ce programme pour une vie qui l’honore ici-bas. 

Demandons au Seigneur qu’il mette sa nature en nous, qu’il nous fasse naître de nouveau, qu’il pardonne notre minable passé, qu’il nous délivre, qu’il change notre cœur.

Oh Dieu, crée en moi un cœur pur, renouvelle en moi un esprit bien disposé.

Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. Le Seigneur répondra à cela : Je le veux, sois pur.

Seigneur, je n’ose lever les yeux vers toi, sois apaisé envers moi qui suis un misérable pêcheur.

Seigneur, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton règne. A cela Jésus répondra immédiatement : Je te le dis, aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis.

Jésus revient bientôt. Oui, faisons acte de repentance, changeons de mentalité, de comportement. Il est temps de nous mettre en règle avec lui.

Si nous pensons être déjà prêt, sanctifions-nous encore.

Dépendre du Seigneur pour tout.

La Bible nous montre que ce n’est pas parce que nous sommes chrétiens et engagés dans l’œuvre de Dieu que nous ne serons plus jamais tentés. La tentation n’est pas le péché, évidemment. Le péché, c’est quand nous tombons, succombons à la tentation.

Un pasteur disait que le problème n’est pas ce qui nous arrive mais comment nous gérons ce qui nous arrive. Autrement dit, comment réagissons-nous, que faisons-nous, concrètement, quand l’ennemi frappe à notre porte et insiste pour que nous lui ouvrions ? Que faisons-nous quand la séduction est là, quand l’envie monte en nous, quand la pression devient de plus en plus forte, quand nos émotions sont sollicitées et que la pulsion augmente au fond de nous ?

Que faisons-nous au bord du précipice ?

Seigneur, je n’en peux-plus, je sens que je vais craquer !

Si l’ennemi frappe à ma porte, je peux envoyer Jésus lui ouvrir et il s’en ira, terrifié !!

Quelqu’un a dit qu’on ne peut pas empêcher les oiseaux de voler autour de notre tête mais nous pouvons les empêcher de faire leur nid dans nos cheveux !

Nous aurons toujours besoin du Seigneur. Nous ne gagnerons jamais tout seul. Sans lui nous sommes perdus d’avance, même si ça fait longtemps que nous sommes délivrés, même si nous nous sentons forts et invulnérables. Jamais nous ne pourrons faire face vaillamment sans Dieu, sans notre armure spirituelle et sans l’Esprit de Dieu car, il dit lui-même : CE N’EST NI PAR LA FORCE, NI PAR LA PUISSANCE MAIS PAR MON ESPRIT.

Alléluia ! Je suis content d’une chose : je vais vivre, affronter, combattre et triompher par SON Esprit. Non pas moi, petit bonhomme, non pas mes forces physiques, morales, intellectuelles, non pas mes ressources humaines, non pas mes biens matériels, non pas ce que je possède, ni même ce que je suis MAIS LUI, oui, par SON Esprit.

Oh, Esprit de Dieu, viens remplir notre cœur encore aujourd’hui ! Viens remplir le cœur de tous tes enfants qui sont encore en proie à de violents combats personnels. Viens remplir nos vies, oui, viens, descends, arrose notre terre, souffle sur nous, embase-nous, remplis-nous, remplis-nous encore, s’il te plait. Nous ouvrons notre cœur, nous ouvrons notre vie, et te laissons venir nous remplir.

Amen. Peuple de Dieu, dis amen à cela et vis cette expérience : la plénitude de l’Esprit en toi.

Oui, c’est un cri de mon cœur, ma prière : Viens, Esprit de Dieu, descend sur nous, remplis-nous, aide-nous à vivre dans la sainteté, la pureté et tout pour la gloire de notre Père.

Un soir j’étais dans une réunion de prière. Celui qui avait la charge d’apporter la Parole du Seigneur nous parlait des mains pures. Nos mains physiques, nous les lavons très souvent mais nos mains spirituelles, seul le Seigneur peut les toucher, les laver, les rendre pures afin que nous puissions servir à sa gloire.

Ceci dit, je reviens au fait que sans l’action du Saint-Esprit dans notre vie, nous n’arriverons jamais à triompher, à gagner et encore moins à entrer dans le Royaume des cieux.

J’obtiens ainsi la réponse à une question que je me suis souvent posé : pourquoi mon combat personnel a duré si longtemps ? Pourquoi je n’ai pas réussi à sortir de mes ornières qui me tenaillaient de plus en plus ? Et pourquoi tous mes efforts étaient vains, stériles, inutiles ? Tout simplement parce que j’utilisais des moyens humains, naturels, charnels pour m’en sortir. Je combattais tout seul. Alors je m’enfonçais.

Un jour je lisais un mail d’un très cher frère qui me disait qu’il ne savait même pas contrôler ses pulsions quand il était esclave d’un certain péché ! Et moi donc ? Tout était prétexte pour retourner à mon vomi. Je ne cherchais même pas à comprendre ! Mon corps m’envoyait un message et je répondais « oui » tout de suite. Vous pensez bien, un petit plaisir, ça ne se refuse pas, n’est-ce pas ?

Hélas ! Chacun de ces petits plaisirs nous a enfoncé davantage dans le bourbier du péché, nous a sali et a été comme une nouvelle injection de poison dans notre vie. Oui, un poison qui nous détruisait à petit feu !

Aujourd’hui nous décidons d’arrêter de nous battre tout seul. Nous invitons l’Esprit à venir régner en nous, à prendre sa place, à prendre les directives, les commandes, à être le maitre et à nous aider à crucifier la chair avec ses passions égoïstes et destructrices.

Aujourd’hui nous avons la force de dire NON, de repousser la tentation, de rejeter le plaisir facile et caché. Nous avons la force, oui PAR l’Esprit de Dieu en nous, uniquement par lui.

Alors, n’oublions jamais, même si nous sommes forts et courageux, nous avons toujours besoin de dépendre de Dieu.

Bonne route avec le céleste guide.

Jésus nous prend par la main et nous relève

Psaume 37 v 23 et 24 : « L’Éternel affermit les pas de l’homme, et il prend plaisir à sa voie ; s’il tombe, il n’est pas terrassé, car l’Éternel lui prend la main ».

Une chute est toujours douloureuse. Une des conséquences, c’est qu’elle nous blesse. En général, les gens blessés, ne sont pas tués mais soignés ! Dieu veut s’occuper de nos blessures intérieures. C’est lui le grand médecin qui panse les plaies et met du baume et de l’huile dessus. Il ne vient pas pour nous juger mais pour nous sauver, nous aider, nous secourir, car il nous aime.

Nous apprendrons à tirer des leçons bénéfiques de nos chutes pour l’avenir. La prochaine fois nous saurons que dans ce type de circonstances, il y a danger et nécessité de vigilance. Quand nous savons par exemple que nous avons devant nous un terrain glissant mais que nous devons obligatoirement passer par là, nous prendrons alors toutes les précautions possibles pour ne pas nous retrouver à terre. Le Seigneur veut donc nous enseigner par le moyen des épreuves, des tentations et des chutes.

La Bible nous dit que nous récolterons ce que nous avons semé. C’est une loi de la nature. Il nous faudra assumer nos responsabilités et subir les conséquences de nos choix. Il est évident que si je fais un enfant à une femme qui n’est pas mariée avec moi, il me faudra subir les conséquences de cet acte vis-à-vis de ma propre femme, de ma famille, de l’église, de l’autre femme et de mon enfant ainsi que du mari de cette femme si elle en a un. Si je tue une personne, vole, détourne des fonds, il me faudra en assumer la charge en passant par les tribunaux et la prison. Ce que je fais peut donc avoir des conséquences redoutables et tragiques même si je me tourne vers Dieu, suis relevé par lui et obtiens son pardon. Que Dieu nous garde alors de tels actes qui seraient destructeurs et douloureux.

Parfois nous péchons contre notre corps qui est le temple du Saint-Esprit : alcoolisme, drogue, tabac, immoralité sexuelle… Là, les conséquences de nos chutes peuvent avoir une incidence sur notre santé. Cela ne veut pas dire que Dieu, dans sa grâce, n’effacera rien quand nous reviendrons vers lui dans la repentance. Il peut agir mais parfois il permet que les conséquences restent pour nous servir de leçon et nous rappeler qu’il y a des choses qu’il ne vaut mieux pas faire car elles sont trop dangereuses pour nous.

Ne prenons pas le risque de faire fuir l’Esprit de Dieu qui a choisi d’établir sa demeure en nous. Ne perdons pas notre onction ni la sainte présence de Dieu dans nos cœurs, ce serait dramatique.

Nul n’est à l’abri d’une chute. Restons conscients des dangers, humbles, et ne prenons pas le risque de juger celui qui est tombé. Au contraire, aidons-le à se relever et donnons-lui les soins nécessaires pour qu’il puisse continuer le combat en vainqueur et jusqu’au bout. Que celui qui est debout prenne garde de ne pas tomber. La Bible nous avertit qu’une chute est possible mais elle pourrait être évitée.

Approchons-nous du Seigneur, développons notre communion avec lui, souvenons-nous de la croix, de l’œuvre de Jésus pour nous et entretenons notre vie intérieure par des psaumes, des hymnes, des cantiques, la méditation de la Parole de Dieu, en pensant à ce qui est pur… Entourons-nous de gens qui prient. Revêtons Christ. Marchons simplement et humblement avec Dieu. Crucifions la chair avec ses passions mauvaises qui font la guerre à l’âme. Mourons à nous-mêmes, aux vanités du monde, au péché, à l’idolâtrie. Soyons morts et vivons comme de nouvelles créatures. Comme Paul, soyons crucifiés avec Christ et, si nous vivons désormais, c’est Christ qui vit en nous. Nous pouvons arriver à la ressemblance du Seigneur, à avoir sa vie en nous.

La vie chrétienne est un véritable combat de tous les instants. Dans ce combat, nous ne sommes pas seuls, livrés à nous-mêmes mais Christ, le grand vainqueur, est avec nous et il nous aide, combat avec nous et pour nous. Plaçons notre confiance en lui. Prenons les armes spirituelles qu’il met à notre disposition. Il nous donne la force de marcher sur les serpents et les scorpions, et rien ne pourra nous nuire. L’ennemi est terrassé, vaincu car Jésus a dépouillé les autorités et les dominations. Il les a livrées publiquement en spectacle, triomphant d’elles par la croix.

Si nous sentons nos faiblesses dans le combat, venons à Jésus, venons à la croix, tombons aux pieds du Seigneur, confions-nous en lui, remettons tout entre ses mains et il nous bénira, nous aidera, nous délivrera, nous rendra fort, nous relèvera…

UNE AIDE DE DIEU POUR RESTER DEBOUT

Deutéronome 31 v 8 : « L’Eternel marche lui-même devant toi, il ne t’abandonnera pas, sois sans crainte ». Oui, il nous protège nous garde et, en cas de chute de notre part, il nous aide à nous relever pour nous remettre en marche.

Mais, pourquoi chutons-nous régulièrement dans les mêmes travers ?

Il peut y avoir plusieurs raisons à cela. Par exemple (liste non exhaustive) :

LE MANQUE DE VIGILANCE. La Bible nous demande de veiller et de prier afin de ne pas tomber dans la tentation. Savons-nous veiller comme le Seigneur le demande, et surtout, sur nos points faibles et notre cœur car, de lui viennent les sources de la vie, veiller sur notre vie intérieure aussi ?

LE MANQUE DE PERSÉVÉRANCE dans le combat. Nous connaissons des luttes mais parfois nous baissons les bras, nous relâchons ou nous replions sur nous-mêmes, nous déposons les armes ou montrons le dos à l’ennemi en faisant demi-tour. Or, le dos n’est pas couvert par le bouclier ni même la cuirasse. Nous avons besoin de persévérer encore et toujours, dans la prière, la lecture de la Bible, la communion fraternelle, la fidélité.

LE MANQUE DE COMMUNION AVEC DIEU. Nous avons besoin d’entretenir notre communion avec le Seigneur. C’est autre chose que notre seule présence dans les réunions et les prières à l’église, l’écoute des messages, le partage, les chants, la sainte cène, etc. Apprenons à passer plus de temps seul à seul avec Dieu, en tête à tête avec lui, à rechercher sa face et à l’adorer.

Parlons de RÉSISTANCE, de PRISE DE POSITION, de FERMETÉ. Quelqu’un a dit que nous devons être des chrétiens radicaux. Je dois être radical. Le suis-je réellement ? Et toi, cher lecteur ? Savons-nous dire « non » et être catégorique ou acceptons-nous encore de faire quelques entorses à la loi divine et des compromis avec les suggestions de l’ennemi ?

Une autre raison à la chute, c’est quand, au fond de notre cœur, NOUS AIMONS TOUJOURS LE PÉCHÉ, celui, en particulier auquel nous revenons sans cesse. Nous avons du mal à renoncer à ce péché. Nous arrêtons de le pratiquer pour faire plaisir à Dieu mais au fond de nous-mêmes, nous regrettons d’avoir arrêté et nous y pensons avec obsession. Si nous retombons alors dans ces mêmes travers, c’est parce que nous n’avons pas solutionné ce problème avec Dieu en passant par la repentance. Apprenons à détester, haïr, ce que Dieu déteste et hait.

L’amour du péché peut donc habiter encore dans notre cœur. Il existe des choses auxquelles nous n’avons pas vraiment renoncé. Nous avons gardé des choses qui vont permettre à l’ennemi de se manifester. Nous avons ouvert des portes, laissé des accès libres dans notre cœur à l’œuvre de l’adversaire. Il peut alors agir en nous comme il veut. Ces choses-là, il faut donc les renverser, les détruire, mais avant il faut les identifier, les confesser et y renoncer. Aussi longtemps que la renonciation ne sera pas vraie, authentique, sérieuse, profonde, alors nous continuerons à être ennuyés avec ces choses. C’est pour cela qu’il nous faut demander à Dieu de nous aider, de mettre le doigt dessus, de sonder notre cœur, faire jaillir sa lumière, nous laver…

Nous chutons aussi à cause de nos CONVOITISES CHARNELLES, de notre mauvais cœur parce que nous pouvons être attiré par le mal et parce que nous sommes naturellement attirés par lui.

Nous chutons parce que nous AVONS DES BESOINS. Il y a toutes sortes de besoins qui sont forts en nous et qui peuvent nous pousser vers le mal. La Bible parle des gens qui vivent selon ou pour la chair. Nous connaissons les instincts, pulsions. Apprenons à connaitre et gérer par l’Esprit ce qui nous anime et soumettons tout à Dieu dans la prière.

Disons que parfois nous chutons tout simplement parce que NOUS SUBISSONS DES ATTAQUES DE L’ENNEMI. Pour combattre victorieusement, revêtons toutes les armes de Dieu afin de pouvoir tenir ferme et être protégés en toutes circonstances.

 Terminons sur cette note positive : Dieu prend plaisir à la voie de ses enfants, il est attentif à chacun de nos pas et s’il nous voit tomber, il nous tendra une main secourable et nous aidera à nous relever pour continuer notre chemin avec des forces renouvelées et un désir intérieur de chercher la pleine et entière victoire en son nom afin de ne plus jamais tomber ou revenir en arrière.

Le juste tombe et se relève

« Car sept fois le juste tombe, et il se relève ».

Quelqu’un a dit : « celui qui a gagné la guerre n’est pas celui qui n’est jamais tombé mais celui qui se relève toujours ».

« Ne te réjouie pas à mon sujet, mon ennemie ! Car si je suis tombée, je me relèverai ; si je suis assise dans les ténèbres, l’Eternel sera ma lumière ».

Dieu n’a pas exclu le fait que parfois nous puissions tomber. C’est la volonté de l’ennemi que nous tombions ainsi et que nous restions à terre. Si nous tombons il se réjouit mais la grâce de Dieu nous donne la force de nous relever et de nous remettre en marche.

La chute est une réalité spirituelle dont on ne doit pas avoir peur de parler car nous sommes tous concernés par cela. Nous sommes sur un terrain glissant, en pays étranger et ennemi. Il y a des mines sur le chemin, des pièges tendus sous nos pas. Nous sommes en guerre. S’il arrive que nous tombions, nous pouvons nous faire beaucoup de mal. Parfois, les conséquences des chutes sont très douloureuses. Par exemple, après une chute physique, on peut perdre l’usage d’un membre et alors, il faudra beaucoup de temps pour la rééducation. Spirituellement, c’est pareil. Après une chute, il faudra peut-être réparer ce qui a été cassé, reconstruire, rebâtir ce qui a été renversé et démoli. Cela peut demander beaucoup de temps, de la patience, de la persévérance, du courage, de la force. Nous aurons besoin d’une aide extérieure peut-être, de la mobilisation des frères et sœurs, d’un soutien particulier dans la prière. Sachons que la grâce rédemptrice de Dieu est là pour nous aider, nous secourir, nous bénir. Le Seigneur ne vient pas pour nous juger, nous condamner, nous enfoncer, nous punir mais pour nous aider à sortir de nos ornières et pour guérir nos cœurs brisés et affaiblis. Il nous ouvre les yeux sur la réalité des faits et cela produit une certaine forme de tristesse en nous. Celle-ci ne doit pas rester longtemps. Nous ne devrions pas rester dans les sentiments de culpabilité. Cette tristesse doit conduire à la repentance, à l’abandon du péché et à la délivrance totale de la chose qui nous a conduit à mal agir.

Plus on s’approche de Dieu par la foi, plus on vit en communion avec lui et plus les chutes devraient être espacées pour finalement ne plus exister. Par exemple, au départ, par rapport à un point faible, on chute chaque jour, puis, par la grâce de Dieu, prenant conscience du problème, la chute n’intervient plus qu’une fois par semaine, par mois, par an puis, plus rien. Nous avons besoin de patience, de persévérance, de communion avec Dieu, de fermeté dans les décisions et peut-être aussi beaucoup de combat, de la résistance face à l’ennemi qui veut nous détruire en utilisant nos points faibles. Connaissons ce qui est pour nous une occasion de chutes, un point faible, veillons sur ce domaine, prions, apportons cela à notre Dieu et il nous donnera la force et la grâce pour vaincre en son nom.

Si j’ai chuté, que faut-il faire ? Reconnaitre la réalité : j’ai glissé, je n’ai pas pu me retenir, me voilà à plat ventre sur le sol, égratigné de partout et le sang coule. Si je tombe physiquement je peux, soit me relever tout seul, soit être relevé par quelqu’un d’autre. Je peux, soit secouer la poussière de mes habits et repartir comme si rien ne s’était passé, soit être transporté à l’hôpital. En général, la chute laisse toujours des traces, des bleus, des bosses, des trous dans les habits… La chute a toujours des conséquences. Spirituellement, surtout que je ne reste pas à terre. Le but de l’ennemi est de nous terrasser, de nous plaquer au sol et de nous laisser, là, comme mort. Cependant, avec la grâce de Dieu et son aide, je vais pouvoir me relever. Il va m’y aider d’une façon ou d’une autre. Je pourrai recevoir de l’aide de quelqu’un de confiance qui ne me jugera pas mais qui priera pour moi et me soutiendra. Je ne culpabiliserai pas mais reconnaitrai la situation et confesserai mon mauvais choix. Je viendrai à Jésus, à la croix avec un cœur repentant. Je recevrai alors le pardon de Dieu, la délivrance, la libération et la force par le Saint-Esprit pour ne pas recommencer dans l’avenir.

 La Bible nous rappelle que si on a péché, on a un avocat auprès du Père, Jésus-Christ, le juste qui est prêt à intercéder en notre faveur, et il le fera, bien entendu, si nous venons à lui le cœur humble, contrit, brisé, repentant et dans la bonne attitude intérieure.